Electrobeach Music Festival 2017 plus que validée !

Les 13,14 et 15 juillet derniers se tenait dans le sud de la France près de Perpignan l’Electrobeach Music Festival qui a désormais la réputation d’être le plus grand festival Electro de France. Nous tenions à vérifier ceci sur place et nous nous sommes donc rendus à l’événement la journée du 14 juillet. C’était également l’occasion pour nous de sonder la réceptivité du public à la toute nouvelle scène Hardstyle !

Nous n’avions pas de grandes attentes mais il s’avère que nous avons clairement été bluffés que ce soit par l’organisation globale du festival ainsi que par l’ambiance et le show qui nous a été livré. Nous avons passé un superbe moment dans un cadre magnifique.

Voici notre report complet de cette journée !

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Bonne lecture et n’hésitez pas à réagir en commentaires soit en bas de l’article soit sur notre page Facebook !

Sommaire :

Présentation des lieux
Présentation des scènes
Le show et l’ambiance
Les sets
Conclusion


Le lieu et l’organisation

L’Electrobeach se déroule depuis ses débuts en 2009 à Port Barcarès, à quelques minutes de Perpignan, à proximité immédiate de la plage et à côté du bateau désormais célèbre : le Lydia. Le cadre est absolument idéal si vous êtes armé d’une casquette, d’une paire de lunettes de soleil et de crème solaire. Il est vraiment très agréable de danser près du sable et de la mer, une première pour nous.

Le célèbre Lydia en temps normal.

L’arrivée sur le site ne se déroule pas directement aux portes du festival mais on passe d’abord dans une allée remplie de food trucks et de bars pour se restaurer avant le festival, avec une offre riche et variée, ce qui est très appréciable. C’est également là que l’on échange notre ticket contre un bracelet électronique qui sera notre clé d’accès au festival. Ce bracelet servira aussi de support pour payer absolument tout, que ce soit les consos, les lockers ou le merchandising. On peut le recharger en ligne ou aux différentes bornes qu’il y a un peu partout dans le festival. Il est même possible de mettre en place une recharge automatique de 40 euros dès que le solde est en-dessous de 10 euros, ce qui permet d’être tranquille mais aussi de dépenser sans compter. En tout cas, ce système est extrêmement pratique et nos voisins notamment néerlandais feraient bien de s’en inspirer.

Le flux était plutôt bien géré à l’entrée puis au sein du festival mais c’était plus compliqué à la fin du festival, comme souvent dans des événements de cette ampleur.

L’offre en boissons et en nourriture était correcte de même que l’attente pour être servi. Il y avait cependant plus grand-chose à manger après 22h30.

Une partie du personnel n’était semble-t-il pas forcément habitué à ce genre d’événement mais la plupart ont bien géré. Cependant, certaines personnes ne parlaient pas anglais, ce qui rendait certaines démarches compliquées pour les étrangers que nous avons croisés.

Aucun floorplan ni timetable papier n’étaient distribués à l’entrée, ce qui aurait été plutôt pratique même si la signalisation au sein du festival était correcte. Pourquoi ne pas faire une application dédiée ou utiliser l’appli Woov à l’avenir afin de pouvoir se repérer dans le festival et avoir accès à la timetable grâce à son mobile ?

Autre point négatif à propos de la fouille très sommaire. Ils ont à peine vérifié une poche de mon sac, j’aurais pu rentrer avec n’importe quoi sur le site. C’est très inquiétant dans un contexte dit d’état d’urgence..

A noter également que contrairement aux années précédentes, toutes les scènes étaient équipées de planchers ou étaient pavées, ce qui empêchait de prendre du sable dans les yeux en cas de vent.

Malgré ces points de détails et les nombreuses critiques dont nous avons pris connaissance sur l’organisation l’année passée, nous l’avons trouvée bonne dans l’ensemble cette année.


Les stages

Mainstage

Nous avons été plutôt déçus par l’apparence du mainstage. Il ressemblait énormément à celui de l’année passée même si peut-être légèrement plus imposant. C’est ni plus ni moins un gigantesque échafaudage avec plusieurs écrans LED qui ne dégage pas une âme particulière. L’absence totale de décoration expliquée en partie par les dangers liés au vent est très dommageable. Cependant, la scène rendait très bien de nuit avec les différents jeux visuels et pyrotechniques.

Revolution by Che

Pour voir que la scène a été annoncée à peine 2 mois avant l’événement, on peut dire que la team de Che Rebel Spirit a très bien travaillé. La scène était relativement petite avec peu d’éléments de décoration mais c’était plus que correct pour une première. Le char militaire placé à droite de la scène et les banderoles du Che situées un peu partout permettaient à cette scène de dégager une atmosphère et une énergie particulières. On espère un stage encore plus grand et décoré l’année prochaine !

Techno Stage

Seule scène sous chapiteau lors de cette EMF, l’intérieur était entièrement orné d’étoiles, ce qui tranchait vraiment avec les autres scènes et qui donnait l’impression d’être dans un festival parallèle. Ceci sied parfaitement à l’esprit underground de la Techno. Nous avons apprécié l’idée.

Beach Stage

Pas grand-chose à signaler quant à l’apparence de la scène. Le gros point fort de cette scène était surtout la vue imprenable sur la plage et la mer, à droite du stage.

The Wolf

Scène annoncée également quelques jours seulement avant l’événement, on a apprécié l’esprit vintage en mode lecteur de cassette audio. Une idée originale !


Le show et l’ambiance

L’ambiance de ce festival était vraiment bonne et très bon enfant. La plupart des personnes étaient là avec des motivations différentes mais dans un excellent état d’esprit. Comme souvent, la clientèle était majoritairement âgée de 18 à 25 ans mais on a également aperçu une bonne partie de 25-40 ans. Le cadre et le prix très élevé peut l’expliquer en partie.

Contrairement à des festivals dédiés à un univers musical particulier comme les events Hard Dance néerlandais ou encore Psytrance en France où il y a plusieurs codes et références communs, ce festival a attiré un public large et pas forcément spécialiste comme peut l’être la clientèle d’un festival comme Tomorrowland par exemple. Certains viennent d’abord pour passer un moment inoubliable entre amis dans un cadre idéal avant d’aller voir les artistes. Mais ça ne les a pas empêché d’être motivés !

Quant aux « puristes », on les reconnaît vite avec leurs tee-shirts d’events ou leurs bracelets et rien ne les empêche de passer un excellent moment au rythme de leurs artistes favoris.

Sur le main et malgré l’absence de MC, l’ambiance était survoltée lorsque les gros hits EDM résonnaient et notamment pendant le set de David Guetta où l’ambiance était fantastique. D’autres moments étaient plus creux. Le show visuel et pyrotechnique dès la tombée de la nuit était en tout cas appréciable même si la coordination avec la musique laissait à désirer.

L’ambiance était plus tranquille et posée sur la Beach Stage comme l’incitait la musique plutôt Deep House.

A noter également le show aérien de la Patrouille de France aux alentours de 21h. Très impressionnant.

Nous avons quant à nous passé une bonne partie de la journée sur le stage Hardstyle qui s’est rempli progressivement au début de la journée avant d’être quasiment full à partir de Psyko Punkz et jusqu’au bout de la soirée. Il y avait peu de puristes au début mais surtout des curieux. Nous avons essayé de montrer la voie aux nouveaux notamment en lançant des « eh oh » pendant les reverse bass, en tapant des mains au rythme des mélodies… Si ceci a pris un peu de temps à se décanter, beaucoup se sont finalement pris au jeu, bien aidés il est vrai par l’arrivée de MC DV8. En tout cas, ceci a une nouvelle fois prouvé que le Hardstyle est un style de musique accessible sur lequel il est difficile de ne pas bouger et de ne pas s’amuser même sans être un spécialiste. Pour avoir l’ambiance la plus survoltée et prendre un plein d’énergie, c’était sur la scène du Che qu’il fallait se rendre !


Les sets

Agony

Ce set ouvrait le bal du stage Revolution by Che et a été pour nous l’un des meilleurs de la journée. Agony a bien su varier entre raw, euphorique et oldschool afin de montrer toute la richesse du Hardstyle dès le début de la journée. Pour notre part, gros coups de cœur lorsqu’il a passé Audiofile 002 d’Audiofreq, Everyday de Digital Punk et Adaro ou encore Ti Sento de Technoboy. Un set parfait pour bien commencer la journée.

Mosimann

Nous avions bien aimé son set à l’Electric Lyon l’année passée et nous partions confiants. Mais son set a été une des plus grosses déceptions de la journée. Les sons passés étaient très mous et malgré sa bonne volonté, le public ne semblait pas enthousiasmé. Il parlait beaucoup afin d’essayer de mettre de l’ambiance mais l’entendre dire toutes les 2 minutes « on est en direct sur funradio » était plutôt lourd et contre-productif. Il aurait été plus intéressant de le voir plus tard dans la soirée afin qu’il puisse vraiment se lâcher.

Brutality

Notre ami Brutality a tenu ses engagements et n’a pas adapté le contenu de son set à son horaire de passage plutôt avancé. En effet, il a lâché du raw pendant 1h30 ! Nous avons apprécié de pouvoir écouter ses deux bombes : On You et surtout le remix de Fck This Nation pour E-Force. Il a également bien su mettre l’ambiance avec MC DV8 qui est arrivé pendant son set mais sans en faire trop. Good job !

Cyber

Un bon set plutôt varié entre Hardstyle euphorique et remixes de titre Electro afin de garder éveillés les moins connaisseurs. Ce n’était pas le meilleur set que nous avons vu de sa part mais il a su faire le boulot.

Psyko Punkz

Un set sans grande surprise avec la plupart des titres de son dernier album mais également des classiques comme Bass Boom qui faisaient plaisir à entendre ! Comme à son habitude, il a su mettre le feu en rappant sur plusieurs morceaux. Le public a vraiment été réceptif et la scène était presque full. Il a semble-t-il apprécié. Good job Wietse !

David Guetta

Un set sans grande surprise également avec tous ses plus gros titres qui ont su faire vibrer un mainstage plein à craquer. On notera quand même beaucoup de dubstep, on ne s’attendait pas forcément à ça.

Warface

Warface a littéralement fait exploser la scène Revolution by Che avec tous les plus gros titres raw du moment. On a tout donné pendant le remix de FTP par E-Force qui est vraiment un des titres raw de l’année ! Mission accomplie !

Stephan Bodzin

Nous ne sommes pas forcément connaisseurs en matière de Techno mais nous avions à cœur de voir le set d’un des pionniers du genre. Nous apprécions le rôle central des mélodies dans ses lives, ce qui n’est pas forcément le cas de certains styles Techno plus dark. Nous avons été très réceptifs à son set qui a été mené à merveille. Il aurait mérité bien mieux qu’un stage Techno à moitié vide.

Armin van Buuren

Le set d’Armin a clairement été à la hauteur de ce qu’on pouvait en attendre. Nous nous attendions à un enchaînement de ses titres typés Pop et de sons un peu plus Trance mais façon Armada et c’est exactement ce qu’il nous a servi. Ce set n’aurait clairement pas plu à un irréductible passionné de Trance mais il était calibré pour un mainstage. On a vraiment adoré la toute fin du set avec RAM Vs. Gareth Emery & Standerwick feat. HALIENE – RAMexico Saving Light (Armin van buuren Mashup), Armin van Buuren vs. Vini Vici feat. Hilight Tribe – Great Spirit puis la version Hardstyle de Wildstylez pour finir. Le retour sur Dominator était également une bonne surprise même si nous aurions préféré qu’il termine sur The M Machine – Luma (Clockartz Bootleg) comme ce fut le cas à Electric Love ou Tomorrowland. En bref, du bon Armin en mode mainstage !

Les plus

– Le cadre idéal au bord de la plage
– L’agencement du site
– La scène Revolution by Che
– Le bracelet cashless
– La line up de haut niveau avec toutes les pointures « EDM »
– La météo parfaite
– La bonne organisation malgré quelques points d’amélioration

Les moins

– La décoration des scènes très limitée
– Le show visuel et pyrotechnique correct mais bien en-dessous des festivals néerlandais
– La Beach stage très peu remplie

Conclusion

Nous avons passé une très bonne journée à l’Electrobeach grâce surtout à son cadre idéal. Nous avons aimé l’ambiance différente par rapport aux Pays-Bas mais tout aussi bon enfant et survoltée par endroit. Nous n’avons pas eu de mauvaise ni de bonne surprise à propos des sets en eux-mêmes mais l’essentiel était ailleurs. Nous avons été plutôt étonnés par la relative bonne organisation pour un événement français malgré quelques points d’amélioration sur lesquels il faudrait travailler pour rentrer dans la cour des grands. Mais il s’agira surtout d’améliorer la décoration des scènes et le show visuel qui sont bien en-dessous des festivals que l’on peut trouver chez nos voisins notamment néerlandais et bien en-dessous des attentes que l’on peut avoir au vu du prix des billets. Enfin, on remercie particulièrement la team Che Rebel Spirit et les différents artistes Hardmusic qui ont assuré pour ce qui pourrait s’avérer être un tournant dans l’histoire de la Hardmusic en France. On espère que ce ne sera pas sans lendemain et que la scène reviendra l’année prochaine, et avec encore plus de moyens ! On signe en tout cas volontiers pour retenter l’expérience Electrobeach en 2018 !

Fondateur de Passion BPM en 2014 et toujours passionné par la musique électronique ! Bien que davantage tourné vers la Techno sous toutes ses formes, mon cœur bat et battra toujours pour la Hardmusic.

Lyon